1937 : Les débuts ...

Un arrêté royal du 25 septembre créa une section d’athénée à Chênée.27 garçons et 9 filles se présentèrent à l’inscription et, dans l’attente de locaux adéquats, les deux classes de sixième se trouvèrent logées dans les combles de l’hôtel de ville. Par dépêche du 9 septembre, M. Eugène Duchesne, professeur de géographie à l’Athénée Royal de Liège, devenait – pour dix-huit ans – le Préfet des Etudes de l’établissement, tout en y assumant provisoirement les cours de géographie et de morale.

1938 - 1943 :

Les premiers travaux …L’année suivante, trois nouvelles sixièmes montent à leur tour aux combles, tandis que les deux cinquièmes trouvent logis à la vieille école primaire de la rue Bourdon. En 1939, conformément aux plans de l’architecte Albert Poncin, débutent les premiers travaux de construction : une tranche de neuf locaux sur trois niveaux, orientés est-ouest, sur l’emplacement du jardin de l’école primaire des filles; ils seront occupés deux ans plus tard; en 1941-1945 viendront s’y accoler six autres, toujours sur trois niveaux, en même temps qu’une salle d’étude, surmontée d’une salle de sciences.

1943 - 1955 :

 L’Athénée compte maintenant 334 élèves : 249 garçons et 85 filles. Les alertes se succèdent et c’est au bruit des sirènes que les professeurs font passer les épreuves orales dans les caves servant d’abris. Puis c’est l’immense joie de la Libération, endeuillée toutefois par la mort de M. Unckel, le mari de la concierge Marguerite, courageusement grimpé sur le premier char américain apparu, pour le guider. Dès octobre, l’armée américaine réquisitionne les bâtiments.

Le 16 décembre

Le 16 décembre, le jour même de l’offensive Von Rundstedt, un V1 pique droit sur l’Athénée, y blesse de nombreux soldats américains, et fait de nombreux dégâts.

1945 :

C’est le retour des prisonniers de guerre, MM. Doudlet, Laperches, Lemaire, Mouton et Malchair, mobilisés en 1939 et suppléés depuis par de jeunes licencié(e)s. C’est aussi le retour à la normale pour les enseignants enfin nommés, puis la promotion de la section d’athénée en Athénée Royal. C’est, pour les élèves, la distribution d’oranges et de petits pains blancs qui remplacent avantageusement les vitamines du temps de guerre, réparties avec tant de bonhomie par M. Deflandre.

1945 à 1949 :

La remise en état des bâtiments s’effectue de 1945 à 1949, mais les travaux d’agrandissement ne reprendront qu’en 1948, par l’édification de six nouvelles classes – toujours sur trois niveaux – qui viennent se souder aux quinze autres.

1955 - 1974 :

Le boom démographique … De 364 élèves qu’il comptait en 1955, elle grimpe en huit ans à 870, en provenance de 39 communes, et plafonne en 1970 à 1250 avec un pourcentage de filles doublé (45 % ). La petite section d’athénée toute familiale des années 40 et 50 s’est ainsi muée en un établissement surpeuplé, le plus important alors de la Belgique francophone.

3 mars 1969 :

Suite à la visite du Ministre Abel Dubois, un crédit de 53 millions de francs est libéré pour l’édification de bâtiments définitifs, qui formeront avec l’ancienne aile du nord un quadrilatère entourant une cour centrale et limité par les rues Bourdon, de l’Eglise et Hippolyte Cornet.

1980 :

C’est donc un Athénée aux trois quarts achevé que trouvera le 1er  juillet 1980, M. Guy Derooz, professeur de français à l’Athénée de Verviers, désigné pour succéder à M. Bodart. Réformes de structures, de programmes et de méthodes se succédaient à un rythme soutenu, développant un profond malaise dans le monde enseignant ; l’autonomie financière enfin octroyée aux écoles n’était permise que dans le cadre d’un budget réduit; les mesures de rationalisation et d’économie, portant atteinte au statut du personnel, créaient insécurité, découragement, voire drames et mouvements sociaux de protestation. M. Derooz donna alors la pleine mesure de son caractère et de ses talents, comme l’a rappelé M. Camal dans son allocution lors de la séance d’adieu : sa modération, sa diplomatie, son sens des responsabilités, son idéal élevé exercèrent une influence apaisante dont les effets se firent sentir même à l’extérieur de l’établissement. L’Athénée reprit d’année en année la progression de ses effectifs, jusqu’à atteindre le chiffre de 1 078 élèves en 1985-1986. En effet, il avait réussi à maintenir l’établissement dans le droit fil de la tradition humaniste, tout en lui assurant l’indispensable promotion pédagogique.

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